Description
La Major de Marseille
Lorsque la nuit tombe sur Marseille, le vent du large s’engouffre entre les ruelles, portant avec lui un murmure venu d’ailleurs. Ce n’est pas une brise ordinaire, mais le souffle d’une présence ancienne. Au-dessus du Vieux-Port, une ombre immense se détache du ciel.
Guidée par un appel silencieux, la mésange descend lentement vers La Major, s’approchant de la cathédrale comme on rejoint un refuge oublié. Elle se pose délicatement sur la plus haute coupole, son encre s’infiltrant dans la pierre comme une signature secrète.
Alors, quelque chose se produit.
Le vent cesse. Le temps se suspend.
Un chant s’élève du cœur de la cathédrale, grave et profond, comme si la pierre elle-même se souvenait d’un ancien hymne. Les mosaïques semblent vibrer sous la lumière lunaire, les sculptures frémissent imperceptiblement. Ceux qui, par hasard, lèvent les yeux à cet instant aperçoivent un reflet doré dans les yeux de l’oiseau, une lueur qui porte en elle les secrets de Marseille.
À l’approche de l’aube, la mésange d’encre s’étire une dernière fois, puis s’efface, absorbée par la cathédrale. Le vent reprend sa course, emportant avec lui le chant disparu. Mais sur la façade de La Major, une ombre demeure, fine et discrète, comme une esquisse oubliée.
[Oeuvre vendu sans encadrement, si vous souhaitez un encadrement merci de me contacter ici]
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